Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC) : Obsédés par la saleté, angoissés, vérifiant tout...Plus de 900 000 Français ont un TOC, sans compter les enfants et les ados. Le point sur cette maladie psychiatrique.
Une obsession incontrôlable : Le TOC est une pensée qui s'impose sans cesse à l'esprit jusqu'à devenir une obsession. << Elle génère une anxiété et une angoisse impossibles à contrôler, et que seuls des rituels bien précis peuvent apaiser momentanément >>, explique le Dr. Alain Sauteraud, psychiatre. C'est là la particularité d'un TOC : quoi qu'on fasse, le phénomène recommence, quelques minutes, quelques heures ou quelques jours plus tard, perturbant la vie quotidienne.
Une maladie pas si rare : Cette affection touche 2% des adultes, 0,6% des enfants de 12ans et 1,3% des adolescents de 16ans. << On pense que plusieurs facteurs entrent en jeu, reconnaît le Dr. Sauteraud. On a notamment découvert un dysfonctionnement d'une petite zone du cerveau chez les personnes qui en souffrent, et un déficit d'activité d'un neuromédiateur spécifique, la sérotonine >>. A noter qu'un enfant a cinq fois plus de risques de développer la maladie si l'un de ses parents est lui-même atteint.
Une thérapie comportementale et cognitive : Le trouble devient inquiétant lorsque les obsessions et les rituels occupent plus d'une heure par jour en moyenne, et qu'ils deviennent très handicapants pour soi-même, voire pour l'entourage. Le mieux est de consulter un psychiatre ou un psychologue formé à la prise en charge des TOC. << De toutes les psychothérapies, seules les thérapies comportementales et cognitives (TCC) sont reconnues comme efficaces, y compris par l'OMS >>, affirme le Dr. Sauteraud. Cette technique, basée sur des exercices quotidiens, vise à apprivoiser ses peurs en affrontant très progressivement les situations qui déclenchent les obsessions et en diminuant tout aussi progressivement les rituels qui les accompagnent. Cerains médicaments appartenant à la classe des antidépresseurs peuvent parallèlement être prescrits. Si le traitement est bien suivi, on peut espérer 70% d'amélioration. Ce n'est pas rien.
Quelques exemples de symptômes :
♦ Saleté : Une poignée de main, un trajet en métro, un visiteur qui pénètre chez soi...et la victime de TOC imagine toutes les souillures que ces contacts ont pu occasionner. D'où les lavages répétés (mains, corps, vêtements, mobilier...).
♦ Temps : Le retard est une obsession.
♦ Ordre : Pour trouver l'apaisement, chaque chose doit être à sa place.
♦ Erreur / Doute : A-t-on bien fermé la porte à clé, éteint les lumières, coupé le gaz, mis le frein à main de la voiture.... Le doute est là, tenace, et oblige à vérifier encore et encore que l'on a accompli ces tâches.
♦ Malheur : Un nombre, une couleur, un évènement banal, la position d'un objet (exemple : les couverts ne peuvent pas être croisés dans l'assiette).... Ce qui paraît anodin aux autres est perçu par celui qui souffre de TOC comme un signe funeste. Les rituels visent alors à conjurer le "mauvais sort".
♦ Agressivité : Il s'agit là d'une peur obsédante de faire du mal, soit par inadvertance (écraser un piéton, laisser un couteau à la portée d'un enfant...), soit volontairement (se voir par exemple poignarder quelqu'un).
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Commentaire : J'ai quelques uns de ces symptômes : je hais être en retard, il faut toujours que je sois à l'avance, je doute toujours, je ne supporte pas de laisser une lumière allumée, de voir un stylo ouvert, de voir des couverts croisés, ... et, lorsque j'étais petite, je mettais mes ours en peluche correctement de peur que, s'ils avaient leur nez sur le lit, ils manquent d'oxygène (mdr).
Questions :
♦ Et vous, souffrez-vous de TOC?
♦ Si oui, le saviez-vous avant de lire cet article?
♦ De quels symptômes souffrez-vous? En connaissez/avez - vous d'autres? Si oui, lesquels?
♦ Connaissez-vous quelqu'un ou plusieurs personnes "atteintes"?
♦ Avez-vous des parents ou des gens de la famille qui en souffrent?